Figure emblématique du « land art », Andy GOLDSWORTHY ajoute à la nature des éléments sculptés dans les matières mêmes de l’environnement ; ses œuvres sont donc destinées à s’intégrer dans le paysage, n’y ajoutant qu’une ponctuation infime et le plus souvent temporaire. Dans le film « Rivers and Tides » (12), on le voit s’imprégner du décor dans le cadre où il va intervenir, puis, avec une patience infinie, agencer des pierres, ou des morceaux de bois, des feuilles ou des fleurs, pour produire une œuvre que la mer va recouvrir ou la rivière emporter. Il commente la disparition avec sagesse : « ce qui donne vie à une œuvre est aussi ce qui cause sa perte ». Alors où situer l’œuvre, comment la retenir ? Dans la photo que prend l’artiste de son installation ? Non, ce n’est que la trace, « la véritable œuvre, dit-il, c’est le changement. »

Dérives

      urbaines

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- Chapitre 4

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